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Erquy, capitale de la Pecten maximus !

Le port d'Erquy est bien évidemment le premier port breton pour la pêche à la coquille Saint-Jacques. On pêche la coquille entre le mois de novembre et celui d'avril, essentiellement sur les fonds marins de la baie de Saint-Brieuc. Chaque année, 1500 tonnes de cet emblématique coquillage sont débarqués, pesés et triés à la criée d'Erquy. La coquille Saint-Jacques est un mollusque hermaphrodite bivalve appartenant à la classe des lamellibranches, de l'ordre des filibranches, et de la famille des pectinidés. On la trouve sur les fonds sablo-vaseux du littoral, depuis les rivages jusqu'à 120 mètres de fonds. La croissance de la Saint-Jacques d'Erquy est irrégulière mais la reproduction, elle, se fait principalement pendant les mois les plus chaud (de juin à septembre), c'est à ce moment là que le corail (ou gonade femelle), de couleur orangé, est le plus développé. En trois ans la coquille atteint sa maturité sexuelle et possède en général une taille marchande suffisante pour être pêchée. La pêche est d'ailleurs très réglementée (30 minutes de pêche effective, deux jours par semaine de la fin octobre, début novembre jusqu'en avril, et ce avec une interruption plus ou moins longue en janvier). Une très étroite surveillance, tant aérienne que maritime, est effectuée par les autorités les jours de pêche, rendant quasiment nulle toute possibilité de fraude. Une licence d'exploitation renouvelable chaque saison est attribuée en fonction des statistiques de pêche et de l'importance de la flottille. Dans la baie de Saint-Brieuc, des zones protégées ont été créées, avec interdiction de pêche. Celles autorisées, le sont temporairement et sont déplacées en fonction des rapports d'études effectuées par l'IFREMER. Bien que le résultat de toutes ces démarches soit positif, dans le sens qu'effectivement la population et le poids spécifique de chaque récolte n'aient pas trop diminué, la taille limite de récolte autorisé est maintenant de 10,2 cm. On est bien loin du temps où les coquilles mesuraient 14 à 15 centimètres, époque où la pêche à la coquille Saint-Jacques était à son apogée dans les années 70. Il ne faut pas oublier que c'est le gros muscle adducteur de la Saint-Jacques qui donne toute sa douceur et toute sa saveur au coquillage. Cuisiné, il fait le régal des grands et des petits. Le corail, quant à lui, n'a pas de grande qualité gustative.

La coquille Saint-Jacques est consommée depuis la plus haute antiquité et elle était déjà très appréciée des romains. La pecten maximus est la vraie coquille du pélerin, ceux qui se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle. Ils avaient pour coutume d'accrocher les valves de ce mollusque à leur chapeau comme preuve de leur pélerinage au tombeau de Saint-Jacques. Les pélerins trimballaient également la coquille qui leur servait d'écuelle pour puiser l'eau des rivières et des fontaines mais aussi d'assiette pour les plus grosses coquilles.

Chaque année, un des 3 ports coquilliers des Côtes d'Armor (Erquy, Saint-Quay Portrieux, Loguivy de la Mer) accueille la Fête de la Coquille Saint-Jacques des Côtes d'Armor :

La prochaine fête de la Coquille Saint-Jacques se déroulera à ERQUY les 6 et 7 avril 2002

Cette grande fête populaire attire plus de 60.000 personnes. Alors n'hésitez pas et venez faire la fête à Erquy !

NB : Le nom scientifique de la coquille Saint-Jacques est la pecten maximus mais on lui connaît aussi d'autres appellations : la grande pélerine, la grande Vanne, le peigne de Saint Jacques, la grosille. Sans oublier que de nombreux autres coquillages sont également présents sur le littoral d'Erquy : praires, moules, coques, palourdes, clams, bulots, couteaux, ormeaux ...


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